Zoom sur

Anaël

"Allez-y Alonso !"

Qui es-tu ? 

Je m’appelle Anaël, j’ai 32 ans, je suis né près de Béziers. Je suis réalisateur, chef opérateur et monteur.

L'interview

Quel a été ton parcours scolaire et professionnel jusqu’à aujourd’hui ?

Mon parcours a oscillé entre communication et image, avec une approche à la fois technique et créative.

J’ai d’abord suivi un DUT Services et Réseaux de Communication à Béziers, où j’ai découvert un large éventail de compétences : programmation, webdesign, rédaction, photo, vidéo... Une formation généraliste, mais qui m’a donné une base solide.

J’ai poursuivi avec une licence professionnelle TAIS (Techniques et Activités de l’Image et du Son) près de Dijon. Cette formation m’a permis de toucher à la photo, au print, au web et un peu à la vidéo, mais avec un angle davantage orienté sur la stratégie que sur la technique. À cette époque, je pensais encore m’orienter vers un master en communication, et j’ai même été accepté dans plusieurs formations. Mais une prise de conscience a changé ma trajectoire : ce qui m’animait réellement, c’était le travail de l’image et du son, moins la stratégie autour. Il me fallait une formation plus technique.

C’est ainsi que j’ai intégré une seconde licence professionnelle de Concepteur Réalisateur Audiovisuel à Montpellier. Là, j’ai enfin trouvé ce que je cherchais : des plateaux de tournage et des stations de montage. C’est aussi là que j’ai rencontré Xavier Laurent, un camarade de promotion avec qui je créerai plus tard ma première société.

A la sortie des études, j’ai décidé de tenter l’aventure entrepreneuriale. Avec Xavier et un autre associé, nous avons monté une société de production audiovisuelle à Toulouse.

Nous étions jeunes, motivés et passionnés, mais nous avions peu d’expérience en gestion d’entreprise. On travaillait beaucoup, parfois sur des projets exigeants, mais financièrement, ce n’était pas viable sur le long terme.

Au bout de trois ans, nous avons pris la décision d’arrêter l’aventure. Ce fut une période très formatrice, qui m’a appris autant sur le métier que sur la réalité du monde de l’entrepreneuriat.

Resté à Toulouse, j’ai choisi de poursuivre mon chemin en freelance. Mais la transition n’a pas été immédiate. Pour assurer une stabilité financière – notamment parce que je venais d’avoir un enfant – j’ai accepté un poste salarié dans une agence spécialisée dans la communication et la création de sites web pour campings. Pendant un an et demi, j’ai coordonné des tournages en envoyant des équipes filmer des expériences immersives dans des campings. Un travail intéressant sur le plan technique, mais qui manquait de créativité.

En parallèle, mon activité de vidéaste indépendant prenait de l’ampleur. Les projets devenaient de plus en plus ambitieux, les collaborations plus enrichissantes. Petit à petit, j’ai gagné en confiance. Le jour où j’ai réalisé que je pouvais en vivre pleinement, j’ai sauté le pas : j’ai quitté mon poste pour me consacrer entièrement au freelancing.

Aujourd’hui, je travaille dans un espace de coworking, La Capsule, entouré d’autres professionnels de l’image et de la communication. Ce lieu est un véritable carrefour de créatifs, un véritable collectif en fait. Ce cadre me permet non seulement d’échanger et d’apprendre en permanence, mais aussi de collaborer sur des projets plus ambitieux. Par exemple, j’ai pu constituer des équipes pour répondre à des commandes plus larges, comme des tournages pour Bproduction.

Mon parcours m’a appris une chose : la vidéo n’est pas juste une technique, c’est une histoire de rencontres, d’apprentissage continu et d’adaptation. Aujourd’hui, je crée des contenus qui me passionnent, et chaque projet est une nouvelle opportunité d’explorer, d’innover.

En quoi consiste ton travail pour Bproduction ?

J’ai croisé la route de Bproduction il y a dix ans, alors que nous avions encore notre boîte avec Xavier. Antoine Vial cherchait à développer des vidéos du type « Draw my life », mais notre collaboration n’avait pas encore pu se concrétiser.

Quelques années plus tard, alors que j’étais en freelance, je l’ai recontacté. À ce moment-là, Bproduction Toulouse était encore très orienté motion design, et il n’y avait pas de place pour un réalisateur de terrain comme moi.

Un an plus tard, Antoine et Benjamin m’ont proposé une mission, puis une autre… Depuis, nous travaillons régulièrement ensemble, et notre collaboration n’a cessé de s’intensifier.

Côté perso, quelles sont tes passions, tes hobbies… ?

Avec le rythme effréné du travail et la vie de famille, mes passions ont dû évoluer avec le temps. Mais certaines restent des piliers : le cinéma, l’image et la bonne cuisine.

Depuis toujours, le cinéma occupe une place centrale dans ma vie. C’est l’art ultime, il réunit tous les arts visuels et sonores qui me passionnent.

Il fut un temps où je voyais presque tous les films et séries qui sortaient. Aujourd’hui, je vais beaucoup moins en salle mais je continue de suivre de près l’actualité du cinéma. Je m’informe à travers des podcasts spécialisés, des analyses et des interviews, ce qui nourrit toujours ma réflexion sur l’image et la narration.

En tant que professionnel de l’image, le matériel audiovisuel est une véritable passion. Si j’avais un budget illimité, je pourrais passer des heures à tester, comparer et investir dans les dernières innovations. J’adore voir comment les outils évoluent et comment ils influencent les manières de raconter des histoires.

S’il y a bien une autre passion qui n’a jamais faibli, c’est la gastronomie. J’adore tester des restaurants gastronomiques et partager ces moments avec ma femme. Dans mon cercle d’amis, cette passion est bien connue… au point qu’on m’a surnommé “Coup de Fourchette”.

J’ai pratiqué la natation et le tennis étant plus jeune, mais aujourd’hui, entre le travail, la famille et mes autres passions, difficile de trouver le temps pour une activité sportive régulière. Disons que je compense en soulevant des caméras et en étant actif sur les tournages !

Mes centres d’intérêt ont un point commun : l’émotion et l’expérience sensorielle.

Quelles sont tes inspirations dans ton travail ?

J’ai toujours eu un attrait pour le mouvement dans l’image. Pendant longtemps, c’était même ma signature : des plans fluides, des travellings précis… Mais avec le temps, j’ai voulu évoluer, explorer une approche plus organique, avec des caméras portées, des plans plus vivants, plus immersifs. J’ai appris que parfois, une certaine imperfection apporte plus d’émotion et d’authenticité à un film.

En tant que spectateur passionné, je me nourris d’images depuis des années, qu’il s’agisse de cinéma, de clips, de publicités, etc. Cette immersion constante m’a permis d’intégrer, consciemment ou non, toute une grammaire cinématographique. Je pense que cela forge un instinct : celui de sentir comment une mise en scène, un mouvement de caméra ou un rythme de montage peuvent susciter une émotion précise. Finalement, chaque projet est un mélange entre cette culture absorbée et ma propre sensibilité.

Ton meilleur moment chez Bproduction ?

Mon meilleur souvenir chez Bproduction, c’est sans aucun doute la première fois qu’on m’a confié la réalisation d’une véritable publicité. C’était pour la campagne Hitech : Clickygo. C’était l’opportunité d’endosser pleinement mon rôle de réalisateur en dirigeant le tournage aux côtés de mon équipe technique. On me confiait une responsabilité plus importante, une nouvelle opportunité s'offrait à moi. Voir que mon travail et mon engagement étaient valorisés, c’était une vraie satisfaction.

Au-delà de ce moment précis, ce que j’apprécie chez Bproduction, c’est l’ambiance de travail. Collaborer avec des chefs de projet et des clients avec qui le dialogue est fluide et bienveillant, c’est un vrai plaisir. Chaque projet est une nouvelle opportunité d’évoluer, et c’est ce qui rend cette aventure si enrichissante.

L'interview

Tes deux productions préférées
chez Bproduction ?

Corporate

C’était ma première vraie publicité, où j’ai pu diriger une équipe, un comédien, prendre des décisions artistiques et orchestrer un tournage plus ambitieux. Un challenge que j’ai adoré relever !

Témoignage

C’était ma première vraie publicité, où j’ai pu diriger une équipe, un comédien, prendre des décisions artistiques et orchestrer un tournage plus ambitieux. Un challenge que j’ai adoré relever !

Animation 2D & 3D

C’était ma première vraie publicité, où j’ai pu diriger une équipe, un comédien, prendre des décisions artistiques et orchestrer un tournage plus ambitieux. Un challenge que j’ai adoré relever !

Témoignage

Un projet totalement différent, plus contemplatif, où j’ai exploré une nouvelle approche narrative. Travailler avec une composition musicale originale et une voix-off travaillée sur mesure m’a permis d’expérimenter un rythme différent et d’affiner ma sensibilité artistique.

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Un projet totalement différent, plus contemplatif, où j’ai exploré une nouvelle approche narrative. Travailler avec une composition musicale originale et une voix-off travaillée sur mesure m’a permis d’expérimenter un rythme différent et d’affiner ma sensibilité artistique.

Animation 2D & 3D

Un projet totalement différent, plus contemplatif, où j’ai exploré une nouvelle approche narrative. Travailler avec une composition musicale originale et une voix-off travaillée sur mesure m’a permis d’expérimenter un rythme différent et d’affiner ma sensibilité artistique.

Citation

"Allez-y Alonso !"

Quelle est la phrase ou le dicton qui te définit le mieux ?

C’est un clin d’œil à un CV vidéo parodique que j’avais réalisé pendant mes études, où je lançais un entrainant 'Alonso, allez-y !' pour tenter de convaincre les entreprises de me recruter. Mes amis ne manquent jamais de me le rappeler ! Une touche d’humour et d’autodérision qui reflète bien ma personnalité.